Le Groupe de la Banque mondiale a lancé le 20 octobre 2026 à Séoul sa première stratégie numérique. L’institution entend combiner financement, conseil aux gouvernements et mobilisation d’investissements privés pour élargir l’accès aux technologies et soutenir l’emploi dans les pays en développement.
Le programme repose sur quatre priorités : améliorer la connectivité, rendre les appareils et les données plus abordables, développer les services et les compétences numériques, puis préparer les pays à utiliser l’intelligence artificielle. La protection des données, la cybersécurité et la prévention des fraudes doivent accompagner ces différents volets.
Le communiqué officiel souligne que la présence d’un réseau ne garantit pas son utilisation : le prix du téléphone, celui des données et le manque de compétences peuvent continuer à exclure des usagers. L’approche annoncée associe donc infrastructures, services utiles et formation, avec une attention aux besoins des petites entreprises.
Lors du sommet, Ajay Banga a défendu des applications d’intelligence artificielle adaptées à des tâches précises et aux conditions locales, rapporte Aju Press. Le média relève également les avertissements des responsables sur le risque d’accroître les inégalités si les infrastructures et les institutions nécessaires font défaut.
Une initiative complémentaire doit faciliter l’accès à des capacités de calcul partagées, avec un premier ciblage de l’Afrique et de l’Amérique latine. Ces annonces ne constituent pas l’attribution automatique d’un financement au Cameroun ni à une entreprise particulière. Les projets nationaux retenus, leurs conditions d’accès et leurs résultats permettront d’évaluer leur portée concrète.