La Commission des réparations de la CARICOM a annoncé, le 21 octobre 2026, un point de presse destiné à présenter ses démarches avant le prochain sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth. La rencontre avec les médias est prévue le 22 octobre, en ligne.
Selon le secrétariat de la communauté caribéenne, Hilary Beckles et les vice-présidents de la commission doivent y exposer les actions envisagées dans les enceintes multilatérales. La démarche prolonge la relance du plan régional en dix points pour la justice réparatrice, présentée lors d’une conférence récente à la Barbade.
Le document s’adresse principalement aux gouvernements et populations de la Caraïbe tout en proposant un cadre au mouvement international pour les réparations liées à l’esclavage et au colonialisme. Il exprime des revendications et des priorités de développement ; son existence n’établit pas qu’un accord financier ait été conclu avec les États sollicités.
La question est également présente dans les relations avec le Royaume-Uni. Dans un entretien à ITV News publié le 20 octobre, le président du Guyana, Irfaan Ali, demande des excuses formelles et une justice réparatrice avant la visite annoncée du roi Charles. Cette position lui est attribuée et ne doit pas être présentée comme l’opinion uniforme de toutes les populations afrodescendantes.
Le point de presse et les échanges au Commonwealth permettront de préciser les demandes et les réponses officielles. À ce stade, aucune nouvelle indemnisation effective ne peut être déduite des seules annonces examinées.